Hommage
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J’ai eu le sentiment bouleversant de lire, pour la première fois, les mots que je portais en moi depuis longtemps.
For the first time, I felt as though someone had found the words I had carried within me for so long.

Lors de mon séjour à Okonjima, en Namibie, un cadeau nous attendait dans notre chambre : le portrait d’un léopard accompagné, au verso, de ce poème de Wayne Visser.
Ce geste, aussi simple que délicat, m’a profondément touchée.
En découvrant ces mots, j’ai eu le sentiment bouleversant que quelqu’un avait su exprimer avec une justesse infinie ce que je ressens depuis toujours pour l’Afrique.
Des émotions que je porte en moi depuis des années, mais que je n’aurais jamais su traduire avec autant de poésie.
Aujourd’hui, j’ai choisi d’accompagner ce poème de l’un de mes propres portraits de léopard.
Une manière de faire dialoguer mon regard de photographe avec les mots qui m’ont tant émue.
En le partageant ici, je souhaite avant tout rendre hommage à son auteur, Wayne Visser, ainsi qu’à Okonjima, où j’ai eu le bonheur de découvrir ce texte.
Puissent ces mots toucher d’autres voyageurs comme ils m’ont touchée.
During my stay at Okonjima in Namibia, a thoughtful gift awaited us in our room: a beautiful leopard portrait with this poem by Wayne Visser printed on its reverse side.
It was a simple gesture, yet one that moved me deeply.
As I read these words, I had the overwhelming feeling that someone had perfectly expressed what Africa has meant to me for so many years.
Feelings I have carried within me for a long time, yet could never have put into words with such grace.
Today, I have chosen to accompany this poem with one of my own leopard portraits—a quiet dialogue between my photography and the words that touched my heart.
By sharing it here, I simply wish to pay tribute to its author, Wayne Visser, and to Okonjima, where I had the privilege of discovering it.
May these words resonate with others as deeply as they have with me.
I Know a Place in Africa
I know a place in Africa
Where I can feel the sun on my back
And the sand between my barefoot toes
Where I can hear the gulls on the breeze
And the waves crash on the endless shore
I know a place in Africa
Where the mountains touch the skies of blue
And the valleys shelter vines of green
Where the trees spread out a cloth of mauve
And the bushveld wears a coat of beige
I know a place in Africa
Where I can hear the voice of thunder gods
And watch their lightening spears thrown to earth
Where I can breathe the scent of rain clouds
And taste the sweet dew of dusty drops
This is the place of wildness
Of evolution and dinosaurs
Where life began and mankind first stood
Of living fossils and elephants
Where lions roar and springbok herds leap
This is the place of struggle
Of desert plains and thorn trees
Where pathways end and hunters track game
Of horizons and frontiers
Where journeys start and sunsets bleed red
This is the place of freedom
Of exploration and pioneers
Where darkness loomed and light saw us through
Of living legends and miracles
Where daybreak came and hope now shines bright
My heart is at home in Africa
Where the sound of drums beat in my chest
And the songs of time ring in my ears
Where the rainbow mist glows in my eyes
And the smiles of friends make me welcome
My mind is at ease in Africa
Where the people still live close to the soil
And the seasons mark my changing moods
Where the markets hustle with trading
And creation keeps its own slow time
My soul is at peace in Africa
For her streams bring lifeblood to my veins
And her winds bring healing to my dreams
For when the tale of this land is told
Her destiny and mine are as one
Je connais un endroit en Afrique
Je connais un endroit en Afrique
Où je peux sentir le soleil réchauffer mon dos
Et le sable du Kalahari glisser entre mes orteils nus.
Où j’entends les mouettes portées par la brise
Et les vagues se briser sur l’interminable rivage du désert.
Je connais un endroit en Afrique
Où les montagnes touchent l’azur du ciel,
Et où les vallées abritent des savanes dorées.
Où les arbres déploient un manteau aux teintes mauves,
Et où le bush se pare d’un habit couleur de sable.
Je connais un endroit en Afrique
Où j’entends la voix des dieux du tonnerre,
Et où je vois leurs lances d’éclairs frapper la terre.
Où je peux respirer le parfum des nuages de pluie
Et goûter la douce rosée des gouttes tombées sur la poussière.
C’est le pays de la nature sauvage
De l’évolution et des dinosaures,
Là où la vie a commencé et où l’humanité s’est dressée pour la première fois.
Des fossiles vivants et des éléphants,
Là où rugissent les lions
Et où bondissent les troupeaux de springboks.
C’est le pays de la lutte,
Des plaines désertiques et des acacias épineux.
Là où les chemins s’arrêtent
Et où les chasseurs suivent la trace du gibier.
Des horizons sans fin et des frontières,
Là où les voyages commencent
Et où les couchers de soleil embrasent l’horizon de rouge.
C’est le pays de la liberté
De l’exploration et des pionniers,
Là où l’obscurité régnait
Et où la lumière nous a finalement trouvés.
Des légendes vivantes et des miracles,
Là où l’aube s’est levée
Et où l’espoir brille aujourd’hui.
Mon cœur est chez lui en Afrique
Là où le son des tambours bat dans ma poitrine,
Où les chants du temps résonnent à mes oreilles,
Où la brume illumine mon regard,
Et où les sourires de mes amis me souhaitent la bienvenue.
Mon esprit est en Afrique
Là où les hommes vivent encore au plus près de la terre,
Où les saisons accompagnent les changements de mon âme.
Là où les marchés bourdonnent d’échanges et de vie,
Et où la création suit toujours son propre rythme, lent et immuable.
Mon âme est en paix en Afrique
Car ses rivières font couler la vie dans mes veines,
Et ses vents apportent la guérison à mes rêves.
Car lorsque l’histoire de cette terre est racontée,
Son destin et le mien ne font plus qu’un.
Poet: Wayne Visser © 2017 — Adapted to Namibia’s shores and savannas of gold
Poème : Wayne Visser © 2017 — Adapté aux savanes désertiques et aux côtes de la Namibie.