
Traversées indiennes, l’empreinte de la mémoire
Avant de partir…
Je ne voyage pas pour apprendre des dates ou réciter l’histoire des monuments.
Je voyage pour ressentir les lieux, rencontrer ceux qui les font vivre et les raconter avec mes yeux.
L’histoire, je la laisse volontiers à ceux qui la connaissent mieux que moi.
Moi, je préfère écouter battre le coeur des endroits que je traverse.
Alors, si vous cherchez un guide sur l’Inde, vous risquez d’être déçu.
En revanche, si vous acceptez de marcher à mes côtés, de vous perdre dans les ruelles,
de partager un chai, de vous laisser surprendre par un sourire ou par le silence d’un lever de soleil,
alors peut-être ferons-nous ensemble un beau voyage.
L’oeil avant la mémoire
Je n’ai pas une mémoire fidèle.
Alors je photographie.
Mes images ne me servent pas seulement à montrer ce que j’ai vu. Elles réveillent ce que j’ai ressenti.
Derrière chacune se cache un souvenir que je croyais parfois perdu.
Il suffit d’un regard pour que tout revienne : une odeur, un rire, une rencontre, une lumière.
Mes photos sont la mémoire que je me suis construite au fil des voyages.
Avec le temps, mon appareil est devenu le prolongement de mes yeux.
Je ne cherche pas à montrer une Inde parfaite. Je raconte simplement celle que j’ai rencontrée.
Et cette histoire commence en 2014.
À Ranjeet Singh — Elephant Travel, pour sa présence fidèle, son attention à chaque détail et cette façon rassurante d’être toujours là lorsqu’il le faut.
À Sunny Khan — Bénarès, pour son amour immense de sa ville, sa bienveillance et surtout pour avoir un jour espéré avec nous, à sa manière, que l’impossible puisse devenir possible.

Le gardien de nos routes
Si nos voyages en Inde ont une âme, c’est parce qu’ils s’écrivent à ses côtés. Depuis ce tout premier jour d’octobre 2014 à Delhi, Shishpal — que nous appelons affectueusement Pal — n’est pas simplement notre chauffeur.
Il est le regard rassurant dans le rétroviseur, la sérénité au milieu du tumulte, la voix calme qui comprend nos silences et nos envies de nous arrêter au bord d’un chemin.
Au fil d’une décennie et de sept traversées, les liens professionnels se sont effacés pour laisser place à une amitié profonde, presque familiale.
Il connaît nos habitudes, devine ce qui va retenir mon objectif, et nous ouvre la porte de son pays avec une générosité et une loyauté infinies.
Pal est le fil invisible qui relie chacun de nos retours.
Tant qu’il sera là pour nous attendre quelque part à Delhi.
Tant que ses mains tiendront le volant pour nous guider
l’Inde ne sera jamais seulement un pays où nous retournons.
Elle fera encore partie de notre futur.
हमारी सड़कों का रखवाला
अगर भारत में हमारी यात्राओं में कोई जान है, तो इसलिए कि वे उसके साथ-साथ चलती हैं। अक्टूबर 2014 में दिल्ली में उस पहले दिन से ही, शीशपाल—जिसे हम प्यार से पाल बुलाते हैं—सिर्फ़ हमारा ड्राइवर नहीं रहा है।
वह रियरव्यू मिरर में सुकून देने वाली नज़र है, शोर-शराबे के बीच शांति है, वह शांत आवाज़ है जो हमारी खामोशियों और सड़क के किनारे रुकने की हमारी इच्छा को समझती है।
एक दशक और सात क्रॉसिंग में, प्रोफ़ेशनल रिश्ते फीके पड़ गए हैं, और उनकी जगह एक गहरी, लगभग पारिवारिक दोस्ती ने ले ली है।
वह हमारी आदतें जानता है, अंदाज़ा लगाता है कि मेरा ध्यान किस चीज़ पर जाएगा, और अपने देश के दरवाज़े को बेहिसाब उदारता और वफ़ादारी से खोलता है।
पाल वह अनदेखा धागा है जो हमारी हर वापसी को जोड़ता है।
जब तक वह दिल्ली में कहीं हमारा इंतज़ार कर रहा है।
जब तक उसके हाथ हमें रास्ता दिखाने के लिए स्टीयरिंग व्हील पकड़े रहेंगे, भारत कभी भी सिर्फ़ एक ऐसा देश नहीं रहेगा जहाँ हम लौटेंगे। यह हमेशा हमारे भविष्य का हिस्सा रहेगा।
Sept voyages, une même route

Inde en 2018
Quand la route devient le voyage

Inde en 2019
La lenteur du regard et l’empreinte du temps

Inde en 2022
L’Inde au fil de l’eau, au fil des retrouvailles

Inde en 2024
L’Inde au creux du regard

Inde en 2025
Mon septième voyages et leurs premiers pas
Inde en 2026
Cap sur l’Odisha
Inde en 2027
De retour à Bénares

Les invisibles
Au fil de mes voyages

