Inde en 2024

  • 2024 : L’Inde au creux du regard

    On pourrait croire qu’à la sixième visite, un pays finit par se laisser apprivoiser, que les routes s’inscrivent dans une forme de certitude.

    Ce serait mal connaître l’Inde.

    Elle ne se laisse jamais posséder ; tout au plus accepte-t-elle, à chaque retour, de nous montrer un visage différent, une nuance nouvelle dans une lumière que l’on croyait connaître. Notre façon de voyager, elle, avait fini sa mutation. Nous avions choisi la lenteur, définitivement. Les après-midi n’étaient plus des heures à remplir, mais des parenthèses suspendues à l’hôtel — un verre, des photos qu’on trie à deux, le temps qui s’écoule sans qu’on cherche à le retenir.