L’Échappée médiévale, le temps d’oublier le temps.
🌍 Cet article est en français — utilisez la fonction de traduction de votre navigateur pour le lire en anglais.
This article is in French — use your browser's translate feature to read it in English.
Certains spectacles se regardent. D’autres se vivent. Et les plus beaux nous font oublier, l’espace d’un instant, l’époque à laquelle nous appartenons.
Pendant deux jours, le petit village de Saint-Cézaire-sur-Siagne a oublié son époque.
Les ruelles se sont remplies de chevaliers, de templiers, de musiciens, d’archers, de jongleurs et de danseurs.
Les épées résonnaient, les cornemuses accompagnaient les déambulations, les flammes illuminaient la nuit.
Il suffisait de fermer les yeux un instant pour avoir l’impression que plusieurs siècles s’étaient effacés.
J’ai adoré cette parenthèse.
Bien sûr, il y avait les costumes, les maquillages, les spectacles, les combats, les repas à la taverne…
Mais ce qui m’a le plus touchée est arrivé entre deux animations.
Nous avons partagé un repas avec quelques artistes.
Autour de la table, les armures étaient posées contre un mur, les instruments reposaient quelques minutes, les sourires remplaçaient les personnages.
Et je me suis surprise à penser :
« Finalement… ils sont comme nous. »
Sous le maquillage, derrière les costumes et les rôles qu’ils incarnent avec tant de conviction, ce sont simplement des passionnés qui aiment transmettre, faire rêver et offrir un peu d’évasion.
Ils savent parfaitement qu’ils jouent un rôle.
Et pourtant…
Pendant quelques heures, ils réussissent à nous faire oublier le monde dans lequel nous vivons.
Les téléphones, les informations, le quotidien disparaissent peu à peu pour laisser place à un univers où l’imaginaire reprend ses droits.
Cette magie ne tient pas seulement aux décors ou aux costumes.
Elle naît surtout de leur générosité.
Parce qu’ils y croient suffisamment pour que nous y croyions, nous aussi.
En repartant, je n’avais pas seulement assisté à une fête médiévale.
J’avais voyagé dans le temps.
Et je me suis dit que, parfois, il suffit de quelques passionnés pour nous rappeler combien il est bon de laisser, ne serait-ce qu’une journée, le présent derrière soi.
Les tambours se sont tus, les armures ont retrouvé le silence, mais les souvenirs demeurent. Je vous invite à prolonger cette parenthèse médiévale dans l’Atelier d’Acélione, où chaque photographie conserve un peu de la magie de ces journées hors du temps.
Le Moyen Âge n’était pas revenu à Saint-Cézaire. C’est simplement notre époque qui s’était éclipsée, le temps d’un week-end.






















